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Journée de la diaspora haïtienne

Pierre La Rocque, trésorier de la Fondation Haïti Partage, prenait la parole en après-midi, le 28 avril 2017 pour présenter les projets et réalisations de la Fondation en Haïti. Parmi ses co-panelistes, mentionnons un représentant de la Croix-Rouge canadienne et un de SUCO, organisme canadien de coopération internationale et développement durable.

« Un pas vers l’avenir » voilà le thème retenu pour la 5éme édition de la Journée Internationale de la Diaspora haïtienne. L’événement s’est tenu les 28 au 29 avril 2017 à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

L’évènement est organisé en collaboration avec l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM), Société d’Appui à la formation Professionnelle et Technique (SOFAPTEC), l’Observatoire canadien sur les crises et l’aide humanitaire (OCCAH) Maison d’Haïti, Industrielle Alliance, le Bureau de la communauté haïtienne de Montréal et plusieurs organisations, institutions du secteur privé et public.

Les thématiques abordées :

  • Coopération et économie solidaire ;
  • Éducation et développement durable ;
  • Intégration de la diaspora au sein de la société d’accueil : Outil pour mieux réussir ;
  • Relation commerciale Québec-Haïti-Canada ;
  • L’intégration des haïtiens vivant à l’étranger sur la scène politique et économie d’Haïti.

http://journeediaspora.com/

Texte de la présentation de Pierre La Rocque

Un SOS adressé aux Mascoutains

Les ravages causés par l’ouragan Matthew en Haïti sont bien réels, surtout sur la péninsule ouest qui a été la plus durement touchée. La présidente de la fondation Haïti Partage, Sr Marguerite Aussant, des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe, interpelle les Maskoutains afin d’aider le plus rapidement possible des communautés dévastées par la catastrophe naturelle.

Les toits se sont envolés, des écoles et des orphelinats détruits, les bananiers et les manguiers endommagés, puis les jardins ont été ravagés par les inondations. « Tout est brisé là-bas, résume simplement Sr Aussant.  À Jérémie et à Abricot (à quelque 300 km à l’ouest de Port-au-Prince), les vents ont atteint jusqu’à 240 km/h. C’est l’endroit où ils ont soufflé le plus fort au pays. » La Fondation Haïti Partage serait d’ailleurs la seule organisation humanitaire québécoise présente dans cette région d’Haïti.

« Il y a beaucoup de résilience chez les gens à Haïti, mais on commence aussi à sentir du découragement », note Sr Aussant. Il y a pourtant quelques mois à peine, elle posait un regard optimiste sur la relance des récoltes lors d’une visite d’un peu plus de deux semaines dans ce pays. Mais tout sera à recommencer, encore une fois.

L’ouragan Matthew, de catégorie 4, a frappé de plein fouet Haïti le 4 octobre, faisant tout près de 500 morts, selon différents médias, et quelques centaines de blessés. En plus des vies fauchées, la tempête a détruit de nombreux villages, dans une région qui se relève toujours du dévastateur tremblement de terre de 2010.

La mobilisation mondiale tarde à se faire sentir, a noté au cours de la fin de semaine le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, lors d’un passage à Haïti. L’ONU estime à plus de 120 millions de dollars le montant nécessaire pour répondre à l’appel d’urgence et ainsi couvrir les besoins vitaux des sinistrés. Mais pour l’instant, à peine 13 % de la somme aurait été amassée. Du nombre, le gouvernement canadien a déjà annoncé qu’il verserait plus de six millions de dollars pour venir en aide aux Haïtiens touchés par la crise.

« Je lance un SOS à la population, a poursuivi Sr Marguertie Aussant. Tous les dons qui sont faits iront à 100 % pour venir en aide aux sinistrés de l’ouragan Matthew. »

MAXIME PRÉVOST-DURAND

Des nouvelle des Abricots

Chers amis,

Je passe par un ami puisqu’ ici nous sommes isolés depuis le passage de cet ouragan dévastateur qui a duré 12 heures. Alors qu’après 4 heures de cauchemar nous pensions revivre normalement, façon de parler vu les dégâts, les écoles détruites, les panneaux solaires si précieux par terre, et heureusement que la veille le maire avait demandé à la population de quitter leurs habitations pour monter afin d’éviter d’être noyés, ces familles qui commençaient à redescendre, par des chemins rendus dangereux par la chute des arbres, nous avons eu droit à ce qu’il y a de pire, le retour de l’ouragan. Nous étions dans « l’œil » avec les vents tournant dans l’autre sens : 240 km/h !  Causant encore plus de dégâts notamment dans les locaux d’accueil obligeant les sinistrés à fuir vers d’autres points d’accueil sous une pluie intense et un vent a plus de 240km/h. En tant que témoin directe, nous étions « privilégiés » mais je peux vous assurer que ce sont des heures très longues, épouvantes.  Nous nous tenions dans le seul coin du salon qui recevait moins de pluie mais suffisamment pour nous faire greloter de froid tout en comptant les heures, la maison de Mica, du moins les murs ont résisté mais, sa forêt n’existe plus. Planté il y a 41 ans dès son arrivée aux Abricots avec Patrick, ces grands cocotiers, manguiers, orangers, arbres du voyageurs, etc, tous ces arbres, qui faisaient la beauté du site et la fierté de Mica, et que, quelques jours avant j’avais pris en photos, gisent par terre. Maintenant on voit la mer sans problème. Cette mer furieuse, déchainée avec des vagues de 10 mètres qui ont détruits les maisons en bordure de mer détruisant la petite digue au passage. Un vent incroyablement violent qui s’accompagnait d’un vrai déluge, noyant les maisons et les animaux, arrachant les arbres et les cultures, emportant les toits, et la maison de Mica n’y a pas échappé, un cocotier tombant sur la toiture a coupé la charpente en deux sur la partie droite. Sur la gauche, alors que le toit venait d’être refait dans la semaine, il ne reste plus que quelques poutres, les gerbes de vétiver tapissent la pelouse.

Pour les membres de VSF (Vêtements Sans Frontières), je vous montrerai des photos et des petits films dès mon retour. Ce lieu paradisiaque s’est transformé en paysage apocalyptique. Une vraie catastrophe autant humaine qu’écologique. Plus d’arbre, 3 700 personnes sur la commune des Abricots ont tout perdu et dorment dans des centres comme certaines écoles.

Nous avons un besoin urgent d’aide pour en premier acheter de quoi nourrir la population. Pour l’instant nous n’avons aucune nouvelle des mornes et nous craignons le pire car eux n’avaient pas de centres d’accueil, excepté deux écoles de la fondation nous a-t-on dit. Nous vous prions d’adresser vos dons à la Fondation Haïti Partage qui soutient Mica depuis tant d’années.

Nous vous remercions d’avance.

Marie-Madeleine Girodias
Présidente de Vêtements Sans Frontières
Membre du CA de Paradis des Indiens

Des boîtes de livres pour Haïti

À la fin du mois d’août, 30 boîtes de livres, articles scolaires et équipement de soccer sont parties pour Haïti.  L’envoi a été financé par une campagne de financement participatif et FHP.  Les bénéficiaires de l’envoi sont : la bibliothèque Angèle Garceau et les écoles de Paradis des Indiens aux Abricots, ainsi que la bibliothèque du Centre Numa-Drouin, l’orphelinat du centre Perpétuel Secours, l’école Grand’Anse de Football et l’organisation Semeurs d’espoir à Jérémie.

C’est avec le soutien de la Fondation du Dr Julien, du Comité d’aide aux Lachenois, du Comptoir d’Entraide et de la bibliothèque de Terrebonne, de la bibliothèque des résidences Lux à Montréal, de l’association de soccer mineur de Terrebonne et de plusieurs dons privés que cet envoi a été rendu possible.  Merci à tous.

Pierre La Rocque

Mica lauréate d’un prix

Michaëlle de Verteuil est lauréate pour un prix d’excellence GRAHN. Elle a reçu son hommage le 7 janvier à Port-au-Prince.

Le Groupe de réflexion et d’action pour une Haïti nouvelle (GRAHN) fonde sa réflexion et son action sur six principes qui constituent ses valeurs :

–   Justice sociale et participation citoyenne : reconstruire une citoyenneté partagée qui permet à chaque Haïtienne/Haïtien de jouir pleinement de ses droits, sans aucune forme de discrimination, tout en assumant pleinement ses devoirs envers la société;
–   Droit et accessibilité aux services de base : reconnaître le droit de tout citoyen à des services de base tels l’éducation, la santé, l’alimentation, l’eau potable, le logement, et entreprendre les actions nécessaires visant à terme l’accessibilité de ces services de base à tous les Haïtiennes/Haïtiens, sans exclusive;
–   Continuité des actions positives : identifier, valoriser et poursuivre les bonnes initiatives qui ont cours dans le pays, en évitant de faire table rase des expériences édifiantes;
–   Arrimage avec le pays intérieur comme manifestation de la solidarité nationale : prendre en compte les aspirations et les préoccupations de la société civile haïtienne afin de contribuer à la réalisation de celles-ci et de les porter au-devant de la scène internationale;
–   Urgence compatible avec le long terme : régler les problèmes urgents d’aujourd’hui en ayant recours à des solutions intelligentes et responsables qui n’hypothèquent pas l’avenir du pays;
–   Développement durable : privilégier les choix de reconstruction et de développement qui préservent les générations futures.

Pour promouvoir ces valeurs au sein de la société haïtienne et dans toutes les régions du pays, le GRAHN a instauré en 2011 un programme de Prix d’excellence visant à reconnaître et à présenter en exemple les individus ou les organismes qui incarnent ces valeurs à l’échelle nationale. C’est aussi pour perpétuer la mémoire des centaines de milliers de personnes emportées par le séisme du 12 janvier que le GRAHN a institué ce programme de Prix d’excellence. C’est enfin pour rendre hommage aux milliers d’anonymes de tous les coins du pays, qui travaillent dans l’ombre à améliorer la vie et entretenir l’espoir dans leur environnement immédiat et bien au-delà.

Dans cette démarche, le GRAHN cherche à renforcer au pays une culture d’excellence dans toutes les sphères d’activités, en mettant l’accent sur la réussite collective et le souci du bien commun. Cette culture de l’excellence réfère à ce réflexe naturel qui caractérise tout être humain normalement constitué de se retourner vers ce qu’il y a de meilleur pour guérir ses êtres chers, panser ses blessures profondes, calmer ses douleurs intenses, satisfaire ses besoins urgents, résoudre ses problèmes complexes, etc. L’excellence correspond donc à cet idéal que doit poursuivre toute société désireuse de progrès et de bien-être, à cette nécessité de viser toujours plus haut pour éviter la stagnation, les dérives et la descente aux enfers. La démarche du GRAHN s’inscrit donc dans cette quête de progrès social par la valorisation et la stimulation des personnes qui incarnent le goût du travail bien fait, la persévérance dans la quête d’un monde meilleur, le dépassement de soi et le sens de l’éthique.

Dans le cadre de la quatrième édition de ce programme, le Jury International de Sélection 2015 (JIS-2015) a retenu la candidature de 16 personnes et organismes d’exception qui ont reçu un hommage public, au cours de la cérémonie qui a eu lieu le jeudi 7 janvier 2016 au Karibe Convention Center à Pétion-Ville. Michaëlle de Verteuil a reçu le prix de l’éducateur.

Voici la liste des autres lauréat(e)s :

–         Madame Uzale Remay, de Jacmel, le prix de l’Action Citoyenne
–         Le Père Gérard Dormevil, des Gonaïves, le prix de l’Agriculteur
–         M. Péralte Pierre, de Hinche, le prix de l’Artisan
–         Soeur Maureen Fuelkell, de Cap Haïtien, le prix de la Collaboration et de l’Entraide
–         Madame Nahomie Simon, de Mirebalais, le prix de l’Entreprenariat «Madan Sara»
–         Campus de l’Université Chrétienne d’Haïti, à Limbé, le prix de l’Environnement et de l’Aménagement
–         M. Richet Junior Jacques, des Gonaïves, le prix du Jeune Entrepreneur
–         M. Gaston Jean, du Gros-Morne, le prix du Leadership
–         M. Émile Célestin-Mégie, de Marigot, le prix Littérature d’expression créole
–         M. Markendy Simon, de Kavasal, le prix de Littérature d’expression française
–         Bibliothèque Georges Castera du Limbé, le prix de l’Organisme
–         M. Jean-Édy Théard, de Mare-Touge, le prix de la Ruralité
–         Dr. Roberte Momplaisir, de Port-au-Prince, le prix du Scientifique
–         Madame Alexandra Fiéfié, de Jacmel, le prix Groupe Jean Vorbe du Sportif féminin
–         M. Jean-Louis Killick, de Cap Haïtien, le prix Jean Vorbe du sportif masculin

 

Centre de Santé St-Joseph

Objet : Note de remerciements à la Fondation Haïti Partage

J’ai la chance d’être né dans un petit coin de terre appelé Abricots, un village qui conserve sa beauté naturelle, enclavé, isolé du reste du pays où l’accès aux soins reste un problème majeur pour la population.  Avec environ 36 000 habitants, la commune ne compte qu’un seul centre de santé officiel et une infirmerie scolaire construite par la Fondation Paradis des Indiens.  Incroyable mais vrai, la commune des Abricots n’a jamais eu un médecin nommé par le Ministère de la Santé.  Je suis le premier et l’unique médecin.  J’ai commencé bénévolement en tant que médecin indépendant avec l’appui de l’AAMH de 2008 à 2010.

Après mes études en Espagne et une courte mission avec Médecin Sans Frontière, j’ai décidé de retourner définitivement dans mon village pour répondre à ma vocation de l’humanisme, de civisme et mon engagement avec les pauvres paysans.  Les gens me voient comme un sauveur, mais dans mon humilité, je ne suis qu’un serviteur.  En poste officiellement depuis septembre 2012 comme médecin de service, j’ai été nommé directeur médical de la commune en décembre 2012 suite aux changements brusques et importants que j’ai apportés au sein de l’institution.  Cela m’engage à lutter encore plus pour améliorer la condition sanitaire de la population qui est déjà précaire.

On a une flambée de choléra qui a débutée en juillet.  Je suis là comme unique médecin et, avec deux infirmières, on n’enregistre presque plus de décès alors qu’avant mon arrivée, il y avait des centaines de décès.

Avec les cliniques mobiles de proximité et les rencontres communautaires nous essayons de réduire le taux de mortalité pour les gens les plus éloignés des mornes, les personnes âgées, les enfants.  Le manque d’infrastructure, le mauvais état des routes, le manque de culture, d’éducation sanitaire et de ressources économiques et surtout l’absence de l’État expliquent la vulnérabilité de ces pauvres paysans.

Les problèmes sont nombreux, en plus du choléra, il y a les parasitoses, la malaria, le sarcoptose (la gale), la teigne, la malnutrition, les jeunes adolescentes qui ont deux enfants, les familles de 5 à 10 enfants sans pères, les personnes âgées abandonnées dans des chaumières, etc.

Beaucoup de défis nous attendent : l’aménagement et l’organisation du Centre, les épidémies de choléra, de gale et de teigne, les cliniques mobiles dans les mornes et l’approvisionnement de l’eau dans certaines zones.

Je dois vous transférer tous les mots de remerciement que j’ai reçus de la part des paysans sous forme de bisous, de cris d’allégresse, de soupirs de soulagement et de témoignages de satisfaction.

Merci encore merci, convaincu que vos moyens sont limités, mais vous partagez ce que vous avez avec nos pauvres paysans.  Les 1000 dollars sont arrivés au bon moment.  Ils nous ont permis d’acheter des intrants, des médicaments et d’accompagner la population.

Polycarpe Jean Amos

Directeur médical centre sante Abricots
Directeur de CCSA Equipe kouman nou ye
Responsable Médical de la protection civile et de la Croix-Rouge locale
Médecin responsable de l’infirmerie scolaire de la Fondation Paradis des Indiens

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