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SOCIO-ÉCONOMIQUE

Il importe de noter que tous les organismes identifiés ont une structure coopérative.

Micro-crédit

La caisse agricole Réal-Rousseau aux Abricots existe depuis 1988. Développée à la demande de Mica de Verteuil, avec l’aide d’une subvention de la Fondation Haïti Partage, la caisse agricole est autonome depuis plusieurs années. Elle a ceci de particulier que le capital en provenance des membres est géré par un comité de gestion élu par les membres. La caisse agricole Réal-Rousseau accorde des prêts permettant de financer des activités génératrices de revenus comme l’achat de semences, la préparation de la terre pour les cultures, l’achat d’outils, l’achat de bétail et/ou de marchandises pour faire commerce. La présence des femmes y est dominante. C’est un succès.

Le défi à résoudre est de trouver du capital pour augmenter le nombre d’adhérents. À l’heure actuelle, les avoirs de la caisse sont limités.

Coopérative KORESFAJÉ (KOopérative RESpect Femmes JÉrémie)
La Fondation Haïti Partage a collaboré pendant plusieurs années à la coopérative agricole Koresfajé, mise sur pied par les Soeurs du Bon-Pasteur. La coopérative est maintenant autonome et gérée par ses membres. Dirigée par un conseil d’administration, ce regroupement de quelque quatre-vingt-dix paysannes dispose d’une magnifique petite terre, acquise grâce à une subvention de 40 000$ de la Fondation Haïti Partage et de l’ACDI, sur laquelle elles cultivent des fruits et légumes tant pour la consommation familiale que pour la revente au marché. La Koresfajé possède aussi une boulangerie et un magasin d’alimentation où s’approvisionnent les membres qui iront revendre ces marchandises au détail. Un appui ponctuel des Soeurs du Bon-Pasteur et de la Fondation Haïti Partage permet à la Koresfajé de pallier à l’insuffisance du fonds de roulement nécessaire aux opérations courantes.

Notons que l’auteur Michel Lefebvre (2001) a parlé de la KORESFAJÉ dans son livre « Les faces cachées de l’humanitaire. La dilapidation de votre argent par incompétence ». Il présente la coopérative comme un des rares exemples de projet bien géré à travers le monde où les participantes-bénéficiaires développent à la fois débrouillardise et autonomie financière. L’auteur y rend hommage aux Soeurs du Bon-Pasteur.

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Coopérative de fruits et légumes séchés, aux Abricots
Cette coopérative est un ambitieux projet dont les objectifs sont de permettre un approvisionnement en fruits et légumes pour parer à la pénurie entre les récoltes et fournir un revenu d’appoint aux quelques 200 membres. Les produits de cette coopérative sont vendus à Port-au-Prince sous l’étiquette BON SOLEIL 100% naturel. La Fondation Haïti Partage a contribué au démarrage et à l’encadrement du projet, à la formation des travailleuses et à la fourniture de matériel, dont des séchoirs. La coopérative n’a pas encore atteint le seuil de rentabilité. Depuis peu, l’Union Européenne appuie cette coopérative.

Coopérative de fruits et légumes séchés, aux Abricots


Coopérative en apiculture
Des arbres fruitiers et des fleurs en abondance, voilà des conditions propices à l’installation de ruches et à la production de miel. La Fondation Haïti Partage a appuyé dès le départ cette initiative de la Fondation Paradis des Indiens (constituée des différentes initiatives de coopération aux Abricots). Après la formation des apiculteurs et apicultrices, la fabrication de ruches modernes et l’acquisition d’équipements, la production occupe maintenant 150 apiculteurs. Il faut désormais développer la mise en marché du miel qui est disponible sous le nom « La visite des Ancêtres. Miel de campêche ». Un des objectifs est de faire de la Grand-Anse le premier centre apicole en Haïti. À l’heure actuelle, la coopérative est auto-suffisante et a atteint le seuil de rentabilité.

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Coopérative d’artisanat et de menuiserie
Plusieurs gradué(e)s des écoles primaires des Abricots mettent fin à la poursuite de leurs études faute de ne pouvoir fréquenter une école secondaire à Jérémie. Le complexe Paradis des Indiens a convenu de fournir un local et un encadrement aux anciens élèves intéressés par l’artisanat (production de poterie en glaise, de nappes, de coussins brodés et de crèches de Noël). Cette production artisanale procure un emploi à 350 personnes, dont 280 brodeuses. Les produits de cet artisanat, reconnus pour leur originalité et leur qualité sont offerts à Port-au-Prince et un peu partout à l’extérieur d’Haïti, soit en France, en Espagne, à Washington et à Montréal.